12 June 2019

Femmes dirigeantes : remporter des affaires comme on remporte un trophée de golf, par Gaëtane Huguenet

On ne sait pas si vous avez remarqué mais, pour sa neuvième édition, le Trophée de la Parisienne est très bien entouré ! C'est une vraie team de femmes d'influence qui soutient l'événement et son organisation. Parmi elles, nous nous sommes entretenues avec Gaëtane Huguenet, Directrice du marché des Grandes Entreprises de la Caisse d’Epargne Ile-de-France, banque partenaire du Trophée depuis ses débuts. Elle nous a raconté comment elle oeuvre pour plus de visibilité pour les parcours de femmes dans l'économie et expliqué pourquoi la banque et le golf, c'est un peu la même chose, dans le fond....

Pourquoi avez-vous choisi de soutenir le Trophée de la Parisienne ?

Parce que le Trophée de la Parisienne défend des valeurs dont nous sommes très proches. Tout d’abord, nous vivons notre activité comme un sport de haut-niveau. Nous avons le goût des challenges dont le premier est d’apporter de la valeur ajoutée à nos clients. Pour cela, la préparation et l’étude des sujets en amont sont fondamentales tout comme il est important de connaître par avance son parcours de golf.

Par ailleurs, la pratique du golf suppose de l’endurance et de la persévérance, des qualités qui sont indispensables dans notre métier. C’est en réunissant ces prérequis : compétitivité, préparation, endurance, que la performance est au rendez-vous, dans le sport comme dans la banque.

Evidemment, au-delà l’éthique sportive, nous nous retrouvons avec le Trophée de la Parisienne sur le terrain de la mixité, sujet également crucial pour nous.

Justement, quelles actions menez-vous auprès des femmes ?

Tout d’abord, nous sommes partenaire historique des Trophées des Femmes de l’économie dont je serai l’ambassadrice et membre du jury, cette année. Ma connaissance des entreprises de toutes tailles et tous secteurs d’activités s’inscrit dans la démarche des Trophées qui s’adressent à des structures pluridisciplinaires allant des entreprises aux associations. D’où mon intérêt en tant que femme et banquière à participer à un tel évènement.  Ces Trophées attirent chaque année plus de mille participantes, c’est dire si l’initiative a du succès !

L’édition 2019 sera d’ailleurs l’occasion de fêter les 10 ans de l'événement. L’objectif est de mettre toujours plus en lumière des “parcours” de femmes. Nous avons un rôle important parce que si le « faire » est féminin, le « faire-savoir » ne l’est pas encore et la plupart des dirigeantes, très investies concrètement dans l’économie, ne font pas la démarche de rendre leurs actions publiques.

En interne, quel est l’engagement de la Caisse d’Epargne en faveur de la mixité ?

Chez nous aussi, les femmes sont mises en avant depuis plusieurs années. Mon parcours et celui de nombreuses femmes dirigeantes du Groupe en témoignent. Notre Direction Régionale PME Paris Est comprend, par exemple, 5 centres d’affaires PME dont 3 dirigés par des femmes.

Plus largement, nous comptons, à ce jour, 49 % de femmes cadres dans nos effectifs. Cela nous a valu d’être récompensé en 2017 par l’obtention du label Egalité AFNOR. Cette labellisation reflète notre engagement pour l’égalité professionnelle et valorise les actions engagées, parmi lesquelles le soutien du Trophée de la Parisienne et des Femmes de l’Economie.

 

3 June 2019

Au golf, tout se joue dans la tête !

Cette nouvelle vidéo produite par le Trophée de la Parisienne en collaboration avec Art Force et le philosophe et consultant en neurosciences Solon Smith nous offre une plongée au coeur du cerveau pour comprendre comment ce qui se passe dans votre tête impacte directement la nature de votre jeu au golf.

Indice : Le golf est le sport le plus mental qui soit...

Explications et conseils pour dompter votre cerveau et bien vous préparer pour le Trophée !

20 May 2019

Les bonnes raisons de participer au Trophée par Marie-Christine Oghly

La Parisienne est de retour en vidéo et donne, cette fois-ci, la parole à Marie-Christine Oghly.

Présidente de la société Enginsoft, présidente de la commission Education, Formation, Compétences du MEDEF, présidente de l'association mondiale des Femmes Chefs d'Entreprise, vice-présidente de la Fédération du Sport en entreprise mais aussi aussi marraine du Trophée de la Parisienne, Marie-Christine Oghly a plusieurs vies.

Pour nous, elle dresse la dresse la liste de toutes les bonnes raisons de participer au Trophée le 8 juillet prochain.

On vous donne quelques indices : sport, réseau, convivialité, féminité, le tout est à découvrir ici.

15 April 2019

“C’est l’égalité qui pourra rétablir la confiance” par Pascale Rus

Ce n'est pas une nouveauté, le Trophée de la Parisienne fait la part belle aux femmes. C'est donc une nouvelle fois à la rencontre d'une personnalité féminine de talent que se sont rendues les équipes du webzine. Pascale Rus est la toute nouvelle directrice générale exécutive du Groupe IGS, spécialiste de la formation et partenaire historique du Trophée. Avec elle, nous avons parlé des notions d'humanisme et d'entreprenariat, valeurs fondatrices du groupe, et d'égalité hommes/femmes.

Peut-on vraiment associer l’humanisme (qui prône le collaboratif) et l’entrepreneuriat (à l’origine une action individuelle) ?

L’humanisme et l’entrepreneuriat ne sont, à mon sens, en aucun cas antagoniques. L’humanisme considère l’humain comme un être en possession de capacités intellectuelles infinies, qu’il peut utiliser afin de développer son savoir et sa maîtrise des disciplines. C’est finalement simplement croire en l’être humain et en sa capacité à devenir meilleur, et à faire profiter à la société toute entière de ses connaissances et de son savoir. L’entrepreneuriat quant à lui implique l’audace, le courage, la prise de risque pour essayer, tester, innover, sortir des sentiers battus et stimuler la créativité pour introduire des améliorations et des nouveautés dans nos quotidiens.

Finalement, l’humanisme et l’entrepreneuriat se rejoignent complètement : les deux invitent les femmes et les hommes à faire de leur mieux, à dépasser leurs limites pour permettre des réussites durables, personnelles et collectives. Dans le monde de l’entreprise, il est important de les concilier.

Lorsque Roger Serre, fondateur du Groupe IGS, anticipe les besoins des entreprises en imaginant les premières formations en apprentissage dans le domaine des services : il est entrepreneur ; quand il décide de rendre accessibles ces formations à tous les publics (jeunes, professionnels en situation de transition, …), il revient aux fondements de l’humanisme, en donnant à chacun les moyens d’explorer ses capacités et de se développer.

Aujourd’hui, les entreprises et les organisations doivent être capables d’innover, constamment, d’être précurseurs et d’anticiper les besoins de chacun tout en assumant leur responsabilité sociale.

Considérez-vous que la valorisation des femmes au sein des entreprises et dans les postes à responsabilité est un moyen de rendre une entreprise plus humaniste ?

L’entreprise a besoin des talents et des compétences adaptées à son développement et à sa raison d’être. Personnellement, j’ai toujours eu à cœur de faire grandir ces talents pour assurer la pérennité et l’évolution de l’entreprise. Les talents sont partout, ils ne sont pas genrés. Ce qui est important c’est surtout d’assurer l’égalité de traitement, d’évaluation et la bienveillance afin que chacun puisse explorer ses capacités et s’épanouir dans un poste où ses talents peuvent s’exprimer. C’est cette égalité qui pourra rétablir la confiance ; la confiance dans l’entreprise, et la confiance que les femmes doivent avoir en leurs potentiels.

Comment contribuez-vous à cela ? Avez-vous développé des initiatives spécifiques à destination des femmes ?

Le Groupe IGS et ses établissements se consacrent, depuis 1975, à donner à chacun les clefs de la réussite professionnelle et personnelle. Cela se concrétise à travers des formations accessibles à l’ensemble des publics : femmes, hommes, jeunes, moins jeunes, professionnels, personnes en situation de transition professionnelle, quelles qu’elles soient, etc. A nouveau, c’est l’égalité que nous prônons depuis plus de 40 ans et c’est ainsi que nous avons accompagné plus de 67 000 personnes vers la réussite !

Quel lien faites-vous entre les valeurs du sport et celles du Groupe IGS ?

Le sport véhicule des valeurs fortes telles que le dépassement de soi, le respect de l’autre et le travail d’équipe. Ces vertus sont en complète adéquation avec nos trois valeurs : Humanisme, Entrepreneuriat, Professionnalisme, et c’est pourquoi le sport est intégré dans les programmes de formation et les activités proposées aux apprenants. L’esprit entrepreneurial du Groupe et de ses établissements les a notamment guidés à développer le Golf Trophy de l’ICD. Un événement qui, comme La Parisienne, permet aux participants de pratiquer le golf et d’y développer des qualités telles que la concentration, la posture et l’ancrage.

 

26 March 2019

Et si la charge mentale nous était contée…par les hommes ?

Une fois n'est pas coutume, Le Trophée de la Parisienne donne la parole aux hommes.

Et c'est sur un sujet sur lequel on ne les attend pas qu'ils réagissent : la charge mentale !

Journalistes sportifs, ils livrent leur vision du concept, expliqué par Edouard Dutour, rédacteur en chef adjoint du magazine ELLE. Leur définition, leur perception et leur vécu, à découvrir ici.

 

25 March 2019

Données professionnelles, le diable est dans la poubelle : conseils d’expert

Alexis Malard est l'invité du magazine de la Parisienne. CEO de D Cube, entreprise spécialisée dans la destruction de données confidentielles et partenaire du Trophée de la Parisienne depuis plusieurs années, il s'est livré au jeu des questions-réponses pour que la sécurité des données professionnelles n'ait plus aucun secret pour vous. Dirigeantes, dirigeants, suivez les conseils de l'expert, protégez-vous.

Sécurisation des données personnelles et sécurisation des données professionnelles, même combat ?

Il existe une conscience forte des enjeux autour de la protection des données personnelles. Responsabilité de chacun, elle est encadrée depuis 1989 par une loi très peu appliquée jusqu'à son renforcement avec la loi  RGPD au niveau européen l'année dernière. Au niveau professionnel, les entreprises sont soumises aux dispositions de la loi RGPD et des sanctions très importantes sont désormais prévues en cas de non respect de ces dernières. Pourtant, en ce qui concerne leur sécurité, l'attention est souvent portée sur le hacking informatique mais pas forcément sur la protection des données. Les entreprises pensent parfois à coder leurs informations, considérant ainsi qu’elles ne sont plus des données réelles, mais un codage ne suffit pas parce qu'il peut être décodé et cela les exposent à de grands risques.

Quelles menaces pèsent sur les entreprises mal protégées ?

Pour les entreprises, les données sont nombreuses et les enjeux qui y sont associés aussi : la R&D, les produits, les collaborateurs, le juridique, la marge. Bref, un nombre incalculable de supports d’informations qui, s’ils sont divulgués, risquent de porter préjudice à l’entreprise, voire de la mettre vraiment en péril avec des conséquences aussi bien financières que juridiques et sociales. Je n’exagère pas quand je dis qu’une entreprise peut courir à sa perte en ne se protégeant pas ou en le faisant mal. J’ai vu des entreprises passer de 200 personnes à 35 en deux ans suite à des fuites d’informations dans le cadre de lancement produits et qui, rattrapées par la concurrence, n’ont plus pu faire face.

Quels sont les bons réflexes et les solutions techniques pour bien protéger les données professionnelles ?

La sécurité de l’information est subjective donc je conseille d'abord aux entreprises de mettre en place une politique de gestion de la sécurité de l’information et d'établir une classification et une codification de leurs données. Je propose, par exemple, d'attribuer un code à chaque document en fonction de son degré de confidentialité : le code C0 pour un document pouvant être lu par tous et transféré en dehors de l’entreprise, C1 pour les documents internes ne pouvant pas quitter l’entreprise, C2 voire C3 pour les documents confidentiels ne pouvant être lus et consultés que par la direction générale ou le comité de direction. Cela permet de maîtriser la sécurité de l’information au sein de toute l’entreprise.

Ensuite, parce que la sécurisation des données commence quand quelqu’un prend la responsabilité de jeter un document, il est important d'être vigilant jusque dans les gestes les plus banals en utilisant des poubelles sécurisées, fermées à clés, de façon permanente.

Enfin, il faut bien avoir en tête qu’une information ne s’efface jamais vraiment. Qu’elle soit sur du papier ou sur un disque dur, la seule solution pour la faire disparaître vraiment est de la détruire, grâce à un broyeur ou, pour des quantités importantes, en passant par un service spécialisé qui permet non seulement la destruction de tous types de supports d’informations (papier, disque dur, bande magnétique, clé USB,…) mais aussi le recyclage des déchets générés.

L’erreur à ne pas commettre ?

Détruire les archives mais pas le quotidien. Les entreprises ont l’habitude de se débarrasser de leurs archives après un certain nombre d’années pour faire de la place et permettre un roulement. Mais elles doivent être conscientes qu'elles génèrent aussi des archives sensibles quotidiennement en jetant à la poubelle sans les détruire des choses qu’elles sont susceptibles de vouloir protéger.

Une règle d'or ?

Un support d’information ne s’efface pas, il se détruit.

 

 

 

21 February 2019

Demain : Femmes sur le terrain, hommes dans les gradins ?

Sur les terrains ou dans les média, il se pourrait que l’époque actuelle marque un tournant pour le sport féminin en France. Doucement mais sûrement, les femmes semblent bien parties pour faire de l’ombre à leurs homologues masculins. Voici ce qui nous fait dire ça….

Des performances au rendez-vous

Les Françaises, championnes du monde et d’Europe en handball, victorieuses contre les Old Blacks en rugby en novembre dernier, Céline Boutier, gagnante du Vic Open mi-février dernier et première golfeuse à s’imposer dans ce tournoi international depuis 16 ans, la liste des récents exploits sportifs des “Bleues” est longue...Qu’il s’agisse de sport collectif ou individuel, elles tutoient les étoiles dans de nombreuses disciplines. Grâce à ces performances et à la qualité de jeu qu’elles proposent, elles gagnent en reconnaissance et donc en visibilité.

Thomas Glavany, journaliste rugby chez Canal +, explique “Il y a quelques années encore, le sport féminin, notamment les sports collectifs, n’attirait pas et ne remplissait pas les stades mais c’est en train de changer : les sportives françaises se professionnalisent, performent et donc attirent l’attention. Elles bénéficient, en plus, du succès et du soutien de leurs homologues masculins, comme en handball. Mais profitent aussi parfois, à l’inverse, de leurs contre-performances, comme c’est le cas en rugby.”

Cercle vertueux du succès, les bons résultats des Françaises et l’engouement qu’ils suscitent sont facteurs d’augmentation de la pratique sportive. En football, par exemple. Grâce à leurs nombreuses victoires dans les compétitions internationales ces dernières années, les joueuses françaises ont fait naître des vocations. Pour preuve, le nombre de licenciées dans la discipline a augmenté de 90% depuis 2011.

Un nouveau pari pour les media

Pour que le sport féminin existe, il doit être visible, l’enjeu principal pour qu’il se développe réside donc dans sa médiatisation. Aujourd’hui, 78% des Françaises et Français considèrent qu’il n’est pas assez encouragé et souhaiteraient en voir plus. Pourtant, selon le Conseil supérieur de l’audiovisuel, il n’a représenté qu’entre 16 % et 20 % du volume horaire de diffusion de retransmissions sportives en 2016. Un chiffre qui révèle un mieux par rapport à 2012 (7%) et 2014 (14 %), mais une progression timide.

Ce constat sert de point de départ  à l’opération “Sport Féminin Toujours” mise en place par le Ministère des Sports et le CSA. La deuxième édition de cette initiative visant à inciter les média à valoriser le sport féminin pour participer à une plus grande égalité hommes-femmes dans ce domaine, avait lieu les 9 et 10 février derniers. Le temps d’un week-end (seulement ?), les sportives étaient à l’honneur via des reportages et retransmissions d’événements sportifs comme le match de rugby France-Angleterre diffusé pour la première fois sur une chaîne du service public, France 2.

Outre ce type d’initiatives, l’organisation d’événements sportifs féminins d’envergure internationale couverts par les média joue un rôle crucial d’amplificateur pour le sport féminin. En France, les compétitions majeures se succèdent : après l’Euro de handball en décembre dernier, c’est la Coupe du Monde de Football féminin qui se jouera en juin prochain. Une compétition très attendue dont tous les matchs seront diffusés à la télévision, sur TF1 ou TMC. De quoi mettre un gros coup de projecteur sur les performances des Françaises.

Des femmes de tête à la tête des instances dirigeantes

« Les femmes ne sont pas assez présentes en terme de gouvernance et cela joue sur le développement de la pratique féminine. On le voit à l’échelle nationale, on a une seule présidente de fédération (Isabelle Spennato-Lamour à l’escrime), ce qui est assez fou aujourd’hui... Chez les DTN (Directeurs techniques nationaux), on est à peine à plus de 10% de femmes. ». souligne Anne-Marie Heugas, adjointe aux sports à la mairie de Montreuil et membre de la Conférence Permanente du Sport féminin.

Au delà de la visibilité accordée aux athlètes dans les médias, la féminisation du sport passe par sa gouvernance. Si la représentativité des femmes dans les hautes instances sportives est relativement faible pour le moment, les choses évoluent dans le bon sens notamment grâce à la loi du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les hommes et les femmes. Elle comprend des mesures qui fixent des règles pour atteindre la parité dans les fédérations : « elle impose aux fédérations sportives comptant au moins 25 % de licenciées de nommer 40 % de femmes dans leurs instances dirigeantes. Les fédérations ayant entre 0 et 25 % de licenciées doivent quant à elles investir au moins 25 % de femmes dirigeantes. Cette loi a fait bouger les choses. Moi-même, si j’ai été nommée vice-présidente de la fédération française de cyclisme, c’est grâce à ce dispositif. » précise Marie-Françoise Potereau, conseillère interfédérale en charge des politiques intégrées de l’égalité et de la mixité dans le sport et vice-présidente de la Fédération Française de Cyclisme.

Et les chiffres semblent confirmer que la machine est bien en marche, le nombre de femmes élues au sein des Comités directeurs ou des Conseils d’Administration des 35 fédérations olympiques étant passé de 12,5% en 2009 à 36,5% en 2017. Faire en sorte que les femmes accèdent à ces postes à haute responsabilité, c’est s’assurer que la question de la parité dans le sport ne soit pas éludée et qu’elle devienne monnaie courante dans toutes les disciplines. Côté golf, un pas de plus vers la parité vient d’ailleurs tout juste d’être franchi puisque le VicOpen, tournoi australien remporté par la jeune française Céline Boutier le 11 février dernier, a, pour la première fois, réuni hommes et femmes sur le même parcours pour les mêmes prize money (gains).

Mais, aucun doute pour nous, le vrai événement marquant pour le sport au féminin aura lieu le 8 juillet sur les fairways du Golf de Saint-Cloud. Prêtes à vous joindre à nous ?!

 

20 February 2019

Le réseau, sport de haut niveau ? par Emmanuelle Gagliardi

Pour cette nouvelle vidéo, rencontre avec Emmanuelle Gagliardi, experte en matière de networking au féminin.

Présidente de Connecting Women, fondatrice du mouvement "Pulvériser le plafond de verre" et marraine du réseau "Ladies Only" du Trophée de la Parisienne, elle se livre à un coaching express et révèle quelques secrets pour devenir championne toutes catégories de la discipline.

Réseauter comme une grande sportive, c'est par ici.

4 February 2019

Quel est le véritable enjeu du mentoring au féminin ?

Parrainer, former, accompagner les plus jeunes par les plus expérimentés a toujours fait partie du fonctionnement traditionnel de l’entreprise. Aujourd’hui, ce genre de dispositif revêt un tout nouvel objectif en se faisant 100% féminin….Explications

Les femmes n’occupent aujourd’hui que 25 % des postes de top management en France. L’étude annuelle « Women in Business », menée par Grant Thornton International, ne fait que confirmer que le chemin vers l’égalité des sexes devant le travail est encore long et sinueux… Les « pionnières » ont dû généralement enfoncer les différentes portes dressées sur leur route par un environnement à forte dominante masculine.  Alors, pour une plus grande équité aujourd’hui, les femmes s’organisent. Et se serrent les coudes.

« Le mentoring, c’est une personne avec beaucoup d’expérience dans les affaires qui en aide une autre, qui a autant de talent, mais qui est plus jeune (au moins dans son parcours). Elle lui apporte de la vision, de la confiance en soi et du réseau, définit Martine Liautaud, fondatrice d’une banque d’affaire et mentor de la première heure. Un mentor, c’est une oreille, une épaule, une force de proposition. »  

Le vieux mythe de la jalousie féminine

Car si le mentoring (ou parrainage) mixte est institutionnalisé depuis longtemps dans les grands groupes, sa version exclusivement féminine a aujourd’hui le vent en poupe. Et cette tendance est d’abord l’occasion de combattre un vieux fantasme. Au combat de coqs, il n’existe aucun équivalent de bataille de poules ! Pour Agathe Bousquet, PDG d’Havas Paris, « jouer les mentors, c’est une manière de tordre le cou à l’idée reçue selon laquelle les femmes ne sont pas solidaires entre elles. Au contraire ! ». Mercedes Erra, fondatrice de BETC, abonde : « Avant, on pensait que les femmes se battaient individuellement. Nous sommes à une époque beaucoup plus ouverte, jamais je ne serais jalouse d’une jeune fille. Je suis tellement contente quand une femme avance ! »

Les principales qualités du mentor résident dans la capacité à créer les conditions pour que le mentee se réalise pleinement. Cela passe par la faculté à discerner le potentiel du mentee, par son écoute et son intérêt constant et une posture d’exemple qui créent les conditions du développement de la confiance. Car la confiance est la condition sine qua non pour faire voler en éclats le plafond de verre. C’est ce que prêche Jessica Delpirou, directrice de Meetic France :« Je veux leur donner la confiance d’aborder les choses de façon aussi audacieuse que peuvent le faire les hommes en entreprise. Il ne faut pas qu’elles se mettent de barrières ».

Du geste individuel vers le combat collectif

Il faut parfois quelques clés pour démystifier le monde de l’entreprise régi par des codes, des réseaux ou des usages essentiellement masculins, pour ne pas dire machistes. Ce pied à l’étrier doit leur permettre de s’affirmer, d’aiguiser leurs ambitions et de ne pas avoir peur de contester l’ordre établi… Jusqu’aux sommets : « Le pouvoir ne se donne pas comme une note, il se conquiert et se prend, c’est tout ! », tonne Youmna Ovazza, mentor du programme EPWN (Professional Women’s Network).

Si les principaux sujets abordés sont professionnels, le mentoring est selon Anne Boussarie, directrice générale de Getty Images France, avant tout une relation humaine basée sur l’échange et le partage : « Ça m’apporte beaucoup, quand l’humain est au cœur de la relation, c’est toujours une richesse (…) Ma plus belle fierté en tant que manager, c’est de permettre à des femmes d’évoluer ». L’avancée d’une femme est aussi une avancée pour toutes les femmes.

Le mentoring repose sur des valeurs parfois rares en entreprise : l’empathie, la bienveillance, le bénévolat… Il n’y a pas d’autre intérêt en jeu que la transmission et la volonté de voir les autres s’élever, comme le confirme Anne-Marie Gabelica, mentor du programme Women Business Mentoring Initiative (WBMI) : « le mentoring se fonde sur un principe formidable, celui du partage et de la gratuité. Les mentors le font par générosité, leur seul intérêt, c’est le lien social (…) Il n’y a aucune ambiguïté. »

Au jeu du mentor mentoré !

Et ce ne sont d’ailleurs pas toujours les mentees qui en apprennent le plus sur eux dans cette expérience… « Il y a des femmes qui m’ont énormément appris. Le sentiment qui m’anime le plus souvent est l’admiration. Les femmes d’aujourd’hui sont formidables ! » (Clara Gaymard, cofondatrice du fond d’investissement Raise)

Martine Liautaud voit même dans ces programmes de mentoring un intérêt général pour l’avenir de la France : « Ce que nous, mentors, participons à construire, ce sont des bonnes entrepreneures, de bonnes dirigeantes, des femmes qui s’inscrivent dans une perspective durable de développement de leur entreprise pour l’économie du pays.»

Les programmes de mentoring féminins plébiscités par les entreprises

De nombreux groupes français ou internationaux ont investi sur la question en lançant leur propre programme ou en soutenant des organismes. Parmi eux : Woman@Dior, Women in Networking by Engie, Women Initiative Fundation, soutenue par BNP Paribas, Woman@Capgemini France. Et ce n’est qu’un début…

1 February 2019

Parlons jeux avec Muriel Mayette, ambassadrice du Trophée 2019

Comédienne et metteur en scène, Muriel Mayette-Holtz est l’ambassadrice du Trophée de la Parisienne 2019, une édition placée sous le signe du jeu.

Grande passionnée de théâtre et amatrice de golf, elle nous parle du parallèle qu'elle fait entre deux expressions du jeu loin d'être si éloignées qu'il n'y paraît.

Parlons peu, parlons jeux en vidéo, c'est ici !

RECEVOIR LES NEWS DU WEBZINE DE LA PARISIENNE

logo blanc

© 2019 Trophée de la Parisienne