Astrid Renoult et Stéphanie Rey,
Montaigne Golf Communication
Pourquoi avez-vous créé le Trophée de la Parisienne ?
«Parce que nous sommes joueuses et qu’il n’existait encore aucune compétition amateur conçue par des femmes et pour des femmes. Le golf est un territoire encore très masculin. Nous souhaitons offrir à toutes, les joueuses mais aussi celles qui veulent découvrir le golf, la possibilité de l’investir à des fins amicales, relationnelles et professionnelles. C’est pourquoi nous avons créé les Vendredis de la Parisienne ainsi que le premier réseau français de femmes golfeuses le Ladies Only !, dont la marraine est Emmanuelle Gagliardi. Le Trophée de la Parisienne a signé l’année dernière le lancement de ce réseau et le début d’une dynamique golfique féminine et durable qui s’inscrit dans un contexte global porteur puisque la France est candidate pour recevoir la Ryder Cup en 2018 et que le golf est redevenu, depuis peu, discipline olympique. Nous pensons que les femmes ont un grand rôle à jouer dans le développement et la transmission des vertus du golf en France. Avec le Trophée de la Parisienne, nous confions à celles qui le souhaitent cette grande mission, cette très belle responsabilité !»
Qu’est-ce qui différencie ce Trophée des autres compétitions ?
«Son concept d’abord. Car c’est une compétition où chaque joueuse est invitée et incitée à «parrainer». Le golf en France est encore très codifié et il n’est pas simple de l’aborder correctement et ludiquement si l’on n’est pas invité à la découvrir et accompagné dans sa progression. Ces «aspirantes joueuses» seront donc initiées sur place par notre staff de 8 pros. Et parce que les femmes aiment le golf, mais pas que ça… nous leurs proposons sur place un «espace éphémère» scénographié à l’image de la Parisienne sur lequel elles pourront profiter de prestations qui correspondent à leurs attentes en matière de mode, de beauté, de culture, de bien-être et de développement personnel.»
Une nouveauté cette année : la création d’un espace «Networking et Formation» pour faciliter les échanges professionnels. Nous souhaitons, avec cette proposition, encourager et aider les femmes à se «former et se transformer» pour qu’elles puissent s’améliorer, certes, mais aussi développer leurs talents, ne pas avoir peur de changer de voie, et toujours avancer sans jamais perdre de vue leurs aspirations profondes et la direction qu’elles souhaitent donner à leur vie. Dans le contexte actuel et en pleine réflexion sociale et politique sur la place de la femme dans la société et dans l’entreprise, nous espérons que cet espace pourra les accompagner dans leur recherche de sens et d’équilibre. Une problématique féminine qui reste plus que jamais essentielle.»
Pourquoi ce nom ?
«Parce que la Parisienne est une source d’inspiration infinie et que cette image correspond parfaitement à ce que véhicule le golf en matière d’art de vivre. Parce que la Parisienne, c’est la femme. Ce sont toutes les femmes. Nous refusons le clivage Paris-Province. Nous refusons tous les clivages d’ailleurs. Ce trophée est celui de toutes les femmes. Si le succès est encore au rendez-vous cette année, le Trophée est d’ores et déjà invité à l’étranger pour le printemps 2012. Si tout se passe bien, nous irons toutes rencontrer d’autres femmes, de culture différente, pour jouer et échanger ensemble au soleil…»
Si vous refusez les clivages, que répondez-vous à ceux qui disent que le golf est un sport élitiste ?
«Nous répondons qu’il n’y a qu’en France que ce types de préjugés perdurent encore et que partout ailleurs dans le monde, le golf est un sport populaire, pratiqué avec un enthousiasme immense en Europe du Nord, aux Etats-Unis, en Asie et bien évidemment en Grande-Bretagne. Beaucoup d’efforts ont été entrepris pour «démocratiser» le golf. Le matériel est moins cher, les parcours accessibles à tous. Nous souhaitons ouvrir le golf à toutes, mais en respectant ce qui fait sa singularité, c’est à dire une certaine élégance dans l’allure mais surtout dans l’attitude : respect des règles, du parcours, de la nature, de soi et de l’adversaire. Nous répondons que le golf est un sport très addictif, que l’on peut commencer à tout âge. Un sport «durable» qui se pratique en famille, en équipe et pour toute la vie… C’est aussi une réponse merveilleuse pour lutter contre le stress par l’environnement exceptionnel dans lequel il se pratique ; il permet donc un retour à la nature, prioritaire, semble-t-il aujourd’hui. Nous voudrions aussi dire que le golf est le sport sans doute le plus égalitaire qui soit. Petit ou grand, gros ou mince, vieux ou jeune, il peut être pratiqué par tout le monde. C’est aussi le seul sport où, malgré des différences de niveau, d'âge, ou de force physique, et grâce au système de points, on peut s’amuser ensemble. C’est sans doute pour cela qu’il est si populaire.»
Que pourriez-vous dire à toutes celles qui n’ont encore jamais mis un pied sur un parcours ?
«Venez. Venez vous amuser et rencontrer d’autres femmes «aspirantes joueuses» comme vous. Depuis l’année dernière, il s’est déjà créé une forme d’entente implicite, de solidarité entre les femmes, qui s’est nouée autour de cette journée. Venez en profiter ! Nous vous attendons!»
P. M.